Profil de Michel-Landry

  • Michel-Landry

    M. Michel LANDRY

    Prénom-Nom: Michel-Landry

Date de naissance
16 Mars 1972
Pays, ville
France, Saint georges des gardes

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  • Le sevrage des jeunes diamants mandarins

    Le sevrage des jeunes diamants mandarins 1

    Les jeunes diamants mandarins ont maintenant environ trois semaines ; cherchant à échapper au manque d’espace, à l’oppressante chaleur de la couvée ou voulant tout simplement découvrir le monde, ils vont commencer à sortir du nid.
    Cette sortie n’est pas définitive, car ils y retournent encore pendant 2 à 3 jours, mais de moins en moins souvent. Parfois, quand les jeunes commencent à grandir, l’un d’eux se met à voler hors du nid quelques jours avant la date de sortie prévue, vous pouvez le laisser hors du nid si les conditions le permettent, les parents continueront à s’en occuper. Si vous devez le remettre dans le nid, posez le doucement de préférence en soirée et gardez votre main devant le trou d’envol, jusqu'à ce que tous les jeunes aient retrouvés leur calme.
    Un matin lorsque tous les jeunes seront sortis, on ôtera le nid pour le nettoyer avant une nouvelle ponte ou en prévision de la saison de reproduction suivante. Le nid sera remis lorsque les jeunes seront sevrés et donc séparés de leurs parents.

    Il est fréquent que les parents entament une nouvelle pondaison avant la fin de sevrage des jeunes. Il n’y a pas de règles établies sur la question : Parfois les parents entament la couvaison tout en s’occupant des jeunes sortis du nid, parfois ils vont plumer les jeunes et cesseront de s’en occuper. A l’éleveur d’être attentif dans ses observations. A la maison, je préfère retirer les œufs pondus à même le sol pour les donner à un autre couple ou pour les redonner au couple après le sevrage lorsque le timing le permet.

    La période de sevrage correspond à la période ou le jeune oiseau va apprendre à se nourrir seul et ainsi acquérir son autonomie. C’est donc une période délicate où il va être important d’observer les oiseaux pour ne pas faire l’erreur de séparer trop tôt un jeune de ses parents. Généralement un jeune diamant mandarin va être sevré autour de 35 jours de vie. Encore une fois, l’observation est de rigueur ; et inutile de prendre des risques, c’est une question de quelques jours.

    Les jeunes oisillons ont été nourris par leurs parents qui ont régurgités les graines et/ou la pâtée qui est distribuée quotidiennement à cette période. Désormais ils leurs faut apprendre à décortiquer les graines et à les manger seuls. Plus vite les oisillons seront autonomes, plus vite ils seront sevrés.
    Les parents réduisent d’eux même la régurgitation de la pâtée.
    Mais si les jeunes en éprouvent le besoins ils iront en chercher seul c’est une nourriture facile d’accès qui leur servira de transition. Par ailleurs, certains éleveurs mettent à disposition des jeunes oiseaux des graines germées : Ces graines « molles » sont facile à décortiquer et à ingérer. Pour ma part, dès la sortie du nid, les oiseaux ont à disposition permanente du millet en grappe (rouge et jaune que j’alterne chaque jour).

    Pour les tous premiers jours vous pourrez faciliter l'accès des jeunes à la nourriture en utilisant des petits godets pas trop hauts, des couvercles à bocaux, petite assiette, ramequin placés dans le fond de la cage. Certains éleveurs (dont je fais partie) ne changent rien et gardent en place les mangeoires traditionnelles sans observer de problèmes particuliers.

    Pendant le laps de temps que dure le sevrage, les parents continueront à nourrir les jeunes mais de moins en moins souvent. Attention avant de séparer les jeunes des parents, de s’assurer qu’ils mangent bien seuls parce qu’un jeune enlevé prématurément risque d’être mal accueilli si vous le remettez avec ses parents, surtout si ils ont recommencés une ponte.
    Lorsque vous retirez vos jeunes, il peut être judicieux de les placer dans une volière avec d’autres jeunes déjà sevrés, ou un vieux mâle, une vielle femelle afin qu’ils terminent d’apprendre à se nourrir seuls. Enfin, certains jeunes sont plus tardifs que d’autres, alors prudence.
    A la maison faute de place pour la construction de volières,  j’utilise des grandes cages de 1m20 pour le sevrage des jeunes c’est tout aussi efficace a condition de mettre une quinzaine de jeunes par cages. Pour la nourriture, toujours du millet en grappe pendant une quinzaine de jours au moins, ainsi que de la « millade » (le millet qui tombe des grappes que je récupère auprès d’un producteur local). Pendant des années je donnais de la pâtée aux jeunes sevrés mais c’était une erreur car certains jeunes préfèrent cette nourriture facile à ingérer et l’arrêt de la pâtée posaient des soucis pour certains).

    Au cours de cette même période, le bec du jeune se colore et son plumage adulte se met en place. Le bec s’éclaircit en commençant de la base jusqu’à la pointe pour devenir rose, puis se colorera d’un rouge corail pour les mâles et rouge rosé pour les femelles.
    Le plumage caractéristique des mâles apparaît (flans, joues, gorge, plastron et barre de poitrine). Certains oiseaux très intensifs en couleur ont déjà les dessins dès la sortie du nid :

    Le sevrage des jeunes diamants mandarins 2

    Vers le troisième mois de leur vie les jeunes ont leur plumage définitif.

  • Le poitrine noire poitrine orange gris

    Le diamant mandarin gris popn 1

    L’objectif de cet article n’est pas d’imposer une direction d’élevage ou créer une polémique, mais de partager mon expérience de l’élevage, mes observations ainsi que les difficultés que je rencontre depuis une quinzaine d’années d’élevage de cette combinaison de mutations.

    Le poitrine noir est une mutation de dessin due à une répartition différente de l’eumélanime dans le plumage de l’oiseau. La mutation poitrine orange est une mutation de couleur : L’eumélanine des dessins est transformée en phaéomélanine brune orangée, qui tire vers la couleur rouge-rouille pour les meilleurs sujets. Il ne me semble pas importun de préciser en détail en quoi ce que chaque mutation que nous connaissons déjà, modifie sur l’oiseau muté.

    Le mâle de concours idéal, en plus d’une forme et une taille correcte tel un classique, ne doit pas avoir de rejet noir dans la poitrine, doit avoir une zone parotique (le lore : entre le bec et la joue) blanche, une poitrine qui monte le plus haut possible sous le bec, une forte extension des joues (les joues se rejoignent à l’arrière du crâne) sans écoulement sur le dos(qui pour moi représente une non sélection de l’extension de la couleur), un dos gris et non pas chargé de voile brun comme c’est souvent le cas, des dessins sur les rémiges primaires et secondaires (blanc+orange), une couleur rouge/rouille la plus intensive possible, un dessin de ventre (flammèches oranges) le plus grand possible. A cela il faut ajouter que les dessins de flans doivent être marqués d’ovales blanc sur fond orangé ; Les dessins des carreaux de queues sont bien sûr allongés.
    La femelle comme le male doit être grise de dos, de forme et de taille correcte, avoir un dessin de ventre (les flammèches)( à noter que ce dessin n’est pas orangé comme sur les mâles mais tire plutôt vers le gris-brun), des dessins de dos (sur le bord externe des rémiges), une poitrine qui remonte très haut, des dessins de joues orangées, des flans marqués de points et de couleur orangée également. La femelle doit-elle avoir des joues et flancs les plus rouge foncé possible ? Je n’ai pas de réponse. Ce qui est certain c’est que la première femelle PO n’avait pas de joues oranges et que le standard hollandais demandait des femelles sans joues il y a encore quelques années (maintenant il y a deux standards acceptés et jugés différemment : avec dessin et sans dessins… : type 1, type 2 dans les concours). La femelle sans joues dessinées garde des carreaux de queues le plus orange possible. La plupart de mes femelles en reproduction n’ont pas de joues, c’est un caractère que je ne sélectionne pas spécialement. Je lis parfois sur internet que pour sortir un bon male intensif en couleur il faut absolument une femelle avec des joues très orange, ce n’est pas vrai. On sort de très bon oiseaux en couleur avec des femelles sans joues pour peu qu’elles soient très grise. J’entends par « très grises » des oiseaux dont l’eumélanine prend le pas sur la phaeo. Cela ne veut pas dire que certains caractères ne doivent pas être présents (dessin de ventre, sus caudales, paupière etc.). Je peux affirmer que le femelle sans joue n’influence en rien l’intensité de la couleur sur les males).

    Le diamant mandarin gris popn 2

    Quelques particularités sont propres à la combinaison de mutation. Le poitrine orange semble intensifier l’extension de la couleur orange des dessins. On observe souvent des sujets avec une extension complète des joues à l’arrière du crâne, et ce avec une poitrine qui remonte très haut sous le bec (à comparaison avec un poitrine noire pur). Cette extension lorsqu’elle est importante, a tendance à colorer le lore. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui affirment que les oiseaux au lore orangé sont des oiseaux issus de black face. Cette coloration apparait aussi bien sur des issus de popn sans black face depuis plusieurs générations.
    Je ne sélectionne pas la couleur orangée du lore. Certes c’est un défaut présent dans mes oiseaux mais élevant des black face, je n’y fait pas attention. Dans les concours cela dépend beaucoup des juges mais en général, si l’oiseau est bon, ils ne se font pas lourdement sanctionner. A noter qu’il y a plusieurs sortes de lores orangés, qu’une photo ne montre pas bien. Des lores orange rouille comme la poitrine et qui viennent se fondre avec la joue (pas bon) ou un voile orangé, plus clair que la joue et qui se distingue encore (ça passe mieux). Mais sur des grand concours, c’est ce qui manquera au bel oiseau pour se classer face aux meilleurs.

    Le diamant mandarin gris popn 3

    Je ne sais pas si cette extention de couleur est responsable du dos orange chez certains males, mais alors que depuis trois ans je fais attention à la démarcation tête-dos dans ma sélection des reproducteurs, j’ai remarqué que je n’ai pas sorti de « dos oranges » alors que c’est arrivé 7-8 fois avant.

    Autre particularité de la combinaison de mutation, le dessin du ventre. Ce dessin se caractérise par des flammèches oranges à partir de la poitrine, qui descendent parfois jusqu’au cloaque. Je me souviens d’avoir participé à la discussion du standard français lors de sa relecture il y a quelques années. Ceux qui l’ont écrit n’ont pas voulu rendre ce caractère obligatoire (car difficile à obtenir ?...). Il faut pourtant le prendre en compte car cela peut influencer la sélection des éleveurs dans une mauvaise direction.

    Voici une liste non exhaustive des difficultés rencontrées dans l’élevage des POPN :

    - La combinaison est « à la mode ». Beaucoup d’éleveurs débutants choisissent cette couleur car c’est recherché et cela « se vend » mieux qu’un gris classique. Cela entraine une multitude d’oiseaux de très mauvaise qualité car peu travaillés. Les gens en recherche d’oiseaux popn veulent des oiseaux terminés et n’ont pas souvent de souche de classique utile au travail de la combinaison de mutation. En faisant seulement des accouplements popn X popn (avec ou sans black face), la qualité des oiseaux à tendance à diminuer au fur et à mesure des générations. Autre souci également, c’est la difficulté de reconnaitre les oiseaux mutés pour un œil non averti. Beaucoup d’oiseaux intermédiaires sortent et peuvent mettre l’éleveur, parfois le juge, dans le doute. Un bon PN porteur PO par exemple et inversement peut apparaitre comme un popn. Chez les femelles c’est pire ; il est parfois difficile de reconnaitre une bonne pn porteuse po d’une mauvaise popn.

    - Le gris popn est bien différent du brun popn et est plus difficile à faire, ce qui est compréhensible au regard de l’eumélanine grise chez les gris. Dans la sélection de l’intensité de couleur, on sort pas mal d’oiseaux avec des rejets noirs dans la poitrine. Ce sont souvent des oiseaux dont la couleur rouille est très bonne et dont la couleur de dos est bien grise. Attention, ce sont de très bons oiseaux de travail qui, s’ils sont bien accouplés, donneront de très bons oiseaux de concours. Beaucoup d’éleveurs utilisent des bruns popn pour faire disparaitre ces rejets. Je suis d’accord avec cela quand c’est fait avec parcimonie. Des bruns à chaque génération donnent à mon avis des gris au ventre trop crème, au dos trop voilés de brun. Dans mon élevage, j’utilise des femelles brunes popn parfois mais j’essaie de ne jamais remettre de gris porteur de brun sur des femelles brunes. C’est pour ça que je ne sors pratiquement pas de mâles brun popn d’ailleurs. Idem les retours sur classique, je n’utilise que des gris. J’ai lu sur un site qu’il ne fallait pas accoupler gris sur brun car les gris seraient trop voilés de brun, et les bruns seraient trop ternes. C’est vrai uniquement à long terme. On peut obtenir de superbes gris avec un accouplement avec une femelle brune, et de superbes femelles très chaudes avec un accouplement brun ou porteur de brun X grise.

    - Beaucoup de popn rencontrés sont de petite taille. Je ne sais pas si c’est du à une mauvaise sélection ou à des accouplements successif de mutés X mutés. Sans retour sur des classiques, je ne pense pas possible d’améliorer la taille de ces oiseaux.

    Le diamant mandarin gris popn 4

    Femelle grise porteuse POPN