Génétique et critères de sélection

Articles sur la génétique et sur les critères tel que le type, la taille, les dessins, la couleur, etc.

  • Parler de l'héritage intermédiaire

    Parler de l heritage intermediaire 1

    Si on pose lors d'une réunion d'amateurs de diamants mandarins une questions sur la généalogie du masqué, du pastel, ou d'un joues noires, on es certain de recevoir la bonne réponse.
    Mais si on pose la question sur la généalogie sur le format (taille), la forme de la tête ou la longueur du bec, les réponses seront multiples et différentes.
    Certains diront intermédiaires, d'autres dominants, etc.

    Néanmoins ces caractéristiques suivent les lois de Mendel. Beaucoup d'éleveur ne croient pas cette explication, mais elle est vraie. Il semble que les lois ne se comportent plus d'une façon stricte comme chez les autres mutations des couleurs. Une variation plus large au niveau du format (taille), forme de la tête, etc... semble normal.
    Dans la nature, on trouve chez diamant mandarins la même variation dans le format. Et, dans le processus de domestication, cette différence dans la variation à augmenté. Nos diamants mandarins cultivés sont en moyenne deux centimètre plus large que leurs ancêtres dans la nature.
    Dans les articles, on préconise toujours une sélection dure au niveau du format et du modèle en tenant compte des différences entre les parties comme la tête, le corps, etc.

    Mais le format et le modèle sont dirigés par la généalogie. Les formes du corps sont dirigées par des facteurs.
    La question qui se pose est : Existe-t-il une relation entre les différents facteurs qui dirige le format, le modèle, la forme de la tête et du bec ?

    A mon avis ces facteurs sont indépendants l'un de l'autre. On trouve, en moindre quantité, des diamants mandarins au bon format et bon type de bec, que l'on ne trouve de diamants mandarins au bon format seul; au bon type de bec seul, etc. Ce n'est pas un avantage dans l'élevage d'un bon format et la sélection dure est le seul moyen d'améliorer ces caractéristiques.

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  • Les formes de la dominance

    Un peu d’histoire

    Comme nous le savons aujourd’hui, Gregor Mendel, connu surtout pour ses expériences avec les pois, a été à la base de la génétique. Il a démontré par ses expériences que s’il croisait deux pois (F1) ayant des caractéristiques différentes comme la couleur de la fleur, la taille des feuilles…  Alors les issus (F2) gardaient les caractéristiques d’un seul parent. Toutes les fleurs de ces jeunes pois avaient la même couleur et la même taille de feuilles.
    C’est comme s’ils avaient «perdu» l’une des propriétés. Lorsqu’il a croiséentre eux ces jeunes pois F2, les caractéristiques F1 sont réapparues parmi les issus de la génération F3. Mendel a appelé ces caractéristiques montrées par les F2 : Dominant. Et les caractéristiques cachées chez les F2 ont été nommées récessif.

    Actuellement nous appelons encore cela dominant et récessif. Cependant nous savons que  Mendel a découvert la «dominance complète». Il existe en effet d’autres formes de dominance. Nous connaissons déjà ces formes donc nous apporterons surtout quelques dispositions à retenir.

    Quelques concepts

    Nous savons que les gènes sont porteurs de caractéristiques et que ces gènes sont situés sur les chromosomes. Il existe des gènes s’occupant de la couleur des yeux, la couleur des pattes, la taille du bec… Les chromosomes se situent dans les cellules du corps : Ils sont stockés dans le noyau de chaque cellule. Dans chaque noyau de chaque cellule se trouvent les gènes pour la couleur des yeux, la
    couleur des pattes, la taille du bec... Cependant, le fonctionnement des gènes «couleur des yeux» se manifeste uniquement dans les yeux. Dans les pattes, les gènes «couleur de yeux» ne se manifestent pas. Chaque cellule «sait» donc où elle se situe dans le corps et quels gènes elle doit activer.
    Les chromosomes vont par paire, tous les gènes se retrouvent par paire. Pour le gène de la couleur des yeux, nous avons donc deux gènes. Ceci vaut également pour la couleur des pattes, la taille du bec... Ces deux gènes pour la couleur des yeux peuvent provoquer une couleur des yeux bleue. Il est également possible qu’un gène s’occupe de la couleur bleue et l’autre d’une couleur brune. (ce qui ne signifie pas que l’être aura un œil bleu et l’autre brun, le brun des yeux est dominant sur le bleu, donc les deux yeux seront bruns).

    Les formes de la dominance 1 Les formes de la dominance 2
     

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  • Dos pâle, masqué et masqué ancien type, trois versions alléliques

    Male dos pale gris

    Explications et accouplements

    Pourquoi, ces trois mutations combinées entre elles sont si difficiles à prédirent ?


    Tous simplement car on ne peut pas parler au niveau génétique de mutations différentes mais plutôt de versions alléliques d'un seul et même gène. Le dos pale, le masqué et le masque ancien type (AT) sont du a un même gène mais qui posséde trois versions alléliques. Vous pouvez retrouver le phénotype de chacun en photo dans cet article : Glossaire illustré des mutations chez le diamant mandarin.

    Pour bien comprendre faisons la parallèle avec l'homme, la couleur des yeux par exemple, quel que soit la couleur de nos yeux, notre couleur de l'iris et codé par le même gène, mais ce gêne possède de nombreuse version différentes (allèles) qui nous permettent d'avoir le panel de couleur que nous connaissons.

    Maintenant que nous en savons un peu plus, voyons comment chaque allèle se comporte l'une rapport à l'autre.

    Un petit tableau pour illustrer tout cela :

    Allèle \ allèle Dos pâle Masqué Masqué AT*
    Dos pâle X Dos pâle Dos pâle
    Masqué Dos pâle X Masqué
    Masqué AT* Dos pâle Masqué X

    * AT = ancien type

    Dans ce tableau à double entré vous pouvez voir qu'elle allèle domine l'autre, l’oiseau aura donc le phénotype de l'allèle qui domine. Attention, ce n'est pas parce que l'allèle est dominé qu'il n'influe pas. Cf. dos pale/masque AT : Le dos est plus dilué à cause de l'allèle masqué AT.

    De ce résultat nous pouvons en tirer les premières conclusions :

    - Le dos pale peut être porteur de masqué ou de masque AT.
    - Le masqué peut être porteur de masqué AT mais ne peut pas être porteur de dos pale (dos pâle domine le masqué).
    - Le masqué AT ne peut pas être porteur de dos pale, ni de masqué car ces deux derniers le dominent.

    Femelle masque gris ancien type anglaise 2016
    Femelle masqué gris ancien type

    A savoir :

    - Chaque oiseau possède deux chromosomes donc il possède deux fois le même gène (mais pas forcément le même allèle).
    - Le dos pâle, le masqué et le masqué AT sont des mutations liées au sexe, elles sont donc portées par les chromosomes sexuels. Chez les oiseaux le mâle possède deux fois le même chromosome sexuel (ZZ) et la femelle possède deux chromosomes sexuels différents dont un seul porte les gènes liés au phénotype (ZW, le W porte les gènes en lien avec le phénotype).
     
    Maintenant détaillons chaque accouplement possible. Commençons par le dos pale et le masqué ci dessous.

    Mâle dos pale X femelle masqué

    Femelle\Mâle ZDp* ZDp
    ZM ZDpZM* ZDpZM
    W ZDpW ZDpW

    *Dp = Dos pâle; *M = masqué

     

     

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  • Génétique du diamant mandarin : Mode d'emploi

    1. Introduction

    L’élevage et la présentation en concours des diamants mandarins a pris ces quinze dernières années un essor considérable. Pour améliorer la taille des nouvelles mutations, les éleveurs ont de plus recours aux oiseaux classiques « porteurs » .
    Certains parviennent à combiner plusieurs mutations. Tout cela a rendu indispensable la connaissance d’un minimum de génétique appliquée. C’est ce minimum que je voudrais présenter aux éleveurs débutants.
    Il ne s’agit pas d’un cours complet de génétique, mais la simple présentation de la méthode que j’utilise précédée de quelques notions élémentaires.

    2. Le diamant mandarin et ses mutations

    Un diamant mandarin possède un certain nombre de caractères visibles (taille, forme, dessins, couleur, sexe) qui constituent son phénotype. Il peut avoir, en plus d’autres caractères non exprimés (on dit qu’il est porteur).L’ensemble des caractères, exprimés ou non, s’appelle le génotype.

    Un jeune diamant mandarin est issu d’une cellule - œuf, résultat de la fusion du noyau d’un spermatozoïde du père et du noyau de l’ovule de la femelle. Le programme génétique de l’oiseau s’y trouve déjà : Une suite de divisions cellulaires et d’informations codée déclenchera (ou non) l’apparition des caractères. L’information codée est portée par des gènes situés sur de longs filaments contenus dans le noyau : Les chromosomes.
    Tous les chromosomes vont par paire : chaque chromosome a donc son homologue.

    Il existe deux catégories de chromosomes :

    - Les chromosomes sexuels :
    • XX chez le mâle
    • XY chez la femelle

    - Les chromosomes autosomes.

    Le diamant mandarin gris vivant en Australie est à l’origine de tous nos diamants mandarins d’élevage. Il possède tout un ensemble de gènes répartis dans ses chromosomes.
    Chaque fois qu’une mutation nouvelle est apparue, c’est qu’il y a eu modification d’un gène d’origine (et qu’elle s’est avérée héréditaire). Le gène d'origine et le gène muté sont situés au même endroit appelé locus sur chacun des chromosomes homologues.
    Les deux gènes sont des allèles.

    Genetique du diamant mandarin 1

    Un oiseau est pur (homozygote) quand tous ses allèles portent des informations identiques.
    Un oiseau est hétérozygote quand au moins une paire d’allèles porte des informations différentes relatives au même caractère.

    On connaît actuellement une vingtaine de mutations différentes du diamant mandarin gris.

    On distingue :

    a) Les mutations dominantes

    Pastel, huppé, joues (grises, brunes), face noire (black-face), joues claires.
    Une mutation est dominante quand elle s’exprime alors que le gène muté n’existe qu’en un seul exemplaire. Ce gène est situé sur un chromosome autosome.
    Il n’existe donc pas de diamants mandarins porteurs de ces mutations.
    Remarque : Quand les deux chromosomes homologues portent chacun un gène dominant, le jeune n’est pas viable. C’est ce qu’on appelle un facteur létal.

    b) Les mutations récessives

    Blanc, panaché, sellé, poitrine blanche, poitrine noire, poitrine orange, joues noires, isabelle, agate, bec jaune, eumo.
    Une mutation est récessive quand elle ne s’exprime que si les deux chromosomes autosomes possèdent chacun le gène muté.
    S’il n’y a qu’un seul gène muté, le caractère ne s’exprime pas. L’oiseau est simplement « porteur » de la mutation.

    c) Les mutations liées au sexe

    Brun, dos pâle, masqué ancien type, masqué nouveau type.
    Une mutation est liée au sexe quand les gènes responsables de cette mutation sont situés sur le(s) chromosome(s) X de l’oiseau ( le chromosome Y de la femelle étant vides de gènes ).
    La mutation s’exprime chez les femelles puisqu’elles reçoivent de leur père le chromosome X muté. Pour qu’elle s’exprime chez les mâles, il faut que le gène muté soit porté par chacun des deux chromosomes X. Sinon le mâle n’est que porteur de la mutation ; il pourra cependant la transmettre à la moitié de ses filles.
    Remarques : Les gènes « Dos Pâle » et « Masqué » sont allèles du même gène non muté. Un mâle Gris peut être porteur de Dos Pâle et de Masqué.

    Genetique du diamant mandarin 2

    Un mâle Dos Pâle peut être porteur de Masqué, mais pas l’inverse. Dans ce cas , même en un seul exemplaire, c’est lui qui s’exprime.
    Un même facteur (Dos Pâle) peut être récessif par rapport au Gris, mais dominant par rapport au Masqué.
    Le gène « Brun » situé lui aussi sur un chromosome X n’a pas le même locus que les gènes précédents.

    Genetique du diamant mandarin 3

    Antérieur aux deux autres, il se trouve sur un chromosome différent.
    Pour que ces gènes se retrouvent liés (Dos pâle Brun, Masqué Brun), il aura fallu l’apparition d’un phénomène qui fait l’objet d’un autre article : L'enjambement.

    d) Les mutations combinées

    De nombreuses mutations ainsi que le gris peuvent être combinées entre elles. On peut en théorie en associer beaucoup mais en pratique, mieux vaut rester prudent : Outre les nombreux croisements nécessaires, il faut que l’oiseau obtenu reste typé et corresponde aux critères des standards.

    Les plus connus sont :

    • Le Pastel Brun
    • les Joues Grises ou Brunes
    • L’Isabelle Poitrine Noire

    Le Brun Face noire Poitrine Noire ou le Pastel Brun Poitrine Blanche combinent par exemple, une mutation liée au sexe, une mutation libre dominante et une mutation libre récessive.
    Il faut donc savoir choisir les meilleurs croisements pour y parvenir.

    3. Technique des croisements

     a) Attribuer à chaque mutation un symbole

    On commence par attribuer à chaque mutation un symbole : Par analogie avec les symboles atomiques, on peut choisir une ou deux lettres du nom de la mutation.
    Les mutations dominantes sont en majuscules, les autres en minuscules.

    Personnellement, j’utilise les symboles suivants :

      Fn : Face noire
      bj : Bec Jaune
      bl :  Blanc
      po : Poitrine Orange
      br :  Brun
      Pl : Pastel
      pa : panaché
      pb : poitrine blanche
      pn : poitrine noire
      J : Joues (Grises ou Brunes)
      jn : Joues Noires
      ag : Agate
      dp : Dos Pâle
      ma : Masqué Ancien type
      mn : Masqué nouveau type
      eu : Eumo
      se : Sellé

    Les scientifiques font suivre d’un signe + le symbole du gène non muté.
    Exemple :  H (Huppé); H+ (non Huppé);  pb (Poitrine Blanche) ; pb+ (non Poitrine Blanche).

    Personnellement, je trouve plus logique d’écrire :  H+(Huppé) ; H- (non Huppé);  pb+(Poitrine Blanche) ; pb- (non Poitrine Blanche).
    Au bout du compte, les résultats seront les mêmes.

    b) Ecrire la formule génétique de chaque oiseau

    De part et d’autre d’une barre de fraction, on reporte les symboles des gènes portés par chaque chromosome homologue, en commençant par les chromosomes sexuels.
    Exemples :

    c) Chromosomes sexuels

    Mâle gris : XN/XN ; Femelle grise XN/Y
    Dans ce cas, N signifie Normal

    d) Mutation liée au sexe

    Mâle brun : Xbr+/Xbr+ ; Femelle brune : Xbr+/Y
    Mêmes formules avec dp+, ma+, mn+.

    e) Mutation libre dominante

    Mâle pastel gris : XN/XN PL+/pl- ; Femelle pastel grise : XN/Y pl-/PL+
    Mêmes formules avec H+, BF+, J+.
    Les facteurs non mutés récessifs s’écrivent en minuscules.

    f) Mutation libre récessive

    Mâle gris poitrine noire XN/XN pn+/pn+ ; Femelle gris poitrine noire XN/Y pn+/pn+
    Mêmes formules avec pb+, po+, jn+, pa+, se+, is+, etc.

    g) Mutations combinées

    Mâle brun face noire joues noires : XN br+/ XN br+ Fn+/fn- jn+/jn+
    Mâle dos pâle pastel bec jaune : XN dp+/XN dp+ Pl+/pl- bj+/bj+

    h) Porteurs

    Mâle gris / (/ signifie porteur) Dos pâle : XN dp+/XN dp-
    Femelle brune/Joues noires : XN br+/Y jn+/jn-
    Femelle grise face noire/poitrine noire : XN/Y Fn+/fn- pn+/pn-
    Mâle grise face noire/poitrine noire : XN/Y Fn+/fn- pn+/pn-
    Mâle dos pâle gris/Masqué NT (nouveau type) : Xdp+/Xmn+. Dans ce cas, on pourrait écrire DP+, puisque le Dos Pâle domine son allèle, le Masqué NT.

    4. Placer ces formules dans un tableau de croisements

    Il faut d’abord rappeler :

    • Que chaque parent ne transmet à son jeune qu’un des deux chromosomes de chaque paire.
    • Que le groupement dans chaque gamète (spermatozoïde ou ovule) de ces chromosomes se fait par hasard : c’est le brassage génétique.

    Plus le parent possédera de gènes mutés sur les chromosomes différents, plus les combinaisons possibles seront nombreuses. C’est la seule difficulté dans cette méthode, mais elle est inévitable.

    Commençons par un croisement simple :

    a) Mâle brun : (XN br+/XN br+)  X Femelle grise XN br-/Y
     

      XN br+ XN br+
    XN br- XN br+/XN br- XN br+/XN br-
    Y XN br+/Y XN br+/Y


    Chaque chromosome du mâle (dans ce cas, les chromosomes sexuels) retrouve son chromosome homologue fourni par la femelle. Il ne reste plus qu'à traduire chaque formule.

    Résultats : XN br+/XN br- Mâle gris/brun (50%) ; XN br+/Y Femelle brune (50%)

    b) Mâle gris/brun : (XN br+/XN br-) X Femelle brune : XNbr+/Y
     

      XN br+ XN br-
    XN br+ XN br+/XN br+ XN br-/XN br+
    Y XN br+/Y XN br+/Y


    Résultats : XN br+/XN br+ Mâle brun (25%) ; XN br-/XN br+ (25%) ; XN br+/Y Femelle brune (25%) ; XN br-/Y Femelle grise (25%).

    Une fois la méthode acquise, il est possible de trouver le résultat de n'importe quel croisement. Il faut du temps, de la logique et de la patience (ou un ordinateur).

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  • L'enjambement

    C’est en 1960 que sont apparus en Belgique les premiers Dos Pâles Bruns.
    Essayons de comprendre comment a pu naître une telle combinaison de couleurs.

    On sait que les facteurs brun et dos pâle, liés au sexe, sont situés sur des chromosomes X, mais différents et à des emplacements (loci) différents : (1) et (2).
    Ils ne sont donc, normalement  pas liés (sinon tous les bruns seraient aussi dos pâles : ce qui n’est pas le cas).
    Comment ont-ils pu se trouver liés sur le même chromosome ? (3)

    L enjambement image 1

    Quand on accouple un mâle brun avec une femelle dos pâle gris (ou l’ inverse), on obtient à chaque fois des mâles gris , porteurs de brun et de dos pâle. Chaque mâle possède donc deux chromosomes X différents : L’un porte les gènes « brun » « non dos pâle », l’autre porte les gènes « non brun » et « dos pâle ». Etant récessifs, aucun de ces gènes ne peut s’exprimer puisqu’il est en un seul exemplaire ; étant non allèles, aucun ne peut dominer l’autre ; c’est donc une couleur grise naturelle qui s’exprime.

    Comment ces gènes vont-ils être transmis par le mâle à sa descendance ? Pour bien le comprendre, quelques explications sont nécessaires.

    Les chromosomes sont de très longues molécules (2 millionièmes de mm d’épaisseur, 5 cm de moyenne de longueur chez l’homme) enchevêtrées, en temps normal, les unes aux autres dans le noyau de la cellule. Au moment de la méiose (division cellulaire permettant, chez les mâles, la formation des spermatozoïdes à partir des cellules-mères des testicules), ces chromosomes se dédoublent en deux chromatides rigoureusement identiques rattachées entre elles par un centromère.
    Chaque chromatide s’enroule alors en spirale. Ce n’est qu’à ce moment là que le chromosome devient visible au microscope optique. Les chromosomes se regroupent et s’accolent deux à deux par paire homologues.

    Au cours de cette phase, deux chromatides des deux chromosomes accolés peuvent se croiser, se casser puis se ressouder en échangeant des segments plus ou moins importants. C’est ce phénomène que l’on appelle l’enjambement (en anglais crossing-over).
    Le gène « brun » a ainsi pu se retrouver lié au gène « dos pâle » sur le même chromosome X . Un mâle gris porteur de brun et de dos pâle peut (mais uniquement de cette façon) produire des femelles dos pâles gris, grises, brunes et dos pâles brun. (12,5% de chaque).

    Avec cet enjambement, ce même mâle a pu avoir aussi :

    •    Croisé avec une femelle dos pâle : 12,5% de mâles dos pâle gris porteurs de brun.
    •    Croisé avec une femelle brune : 12,5% de mâle bruns porteurs de dos pâle.

    En accouplant l’un ou l’autre de ces derniers avec leur sœur « dos pâle brun », il est possible d’obtenir (en 3ème génération) : 25% de mâles dos pâle brun et 25% de femelles dos pâle brun.

    L enjambement image 2

    CHROMATIDE

    A : Normale
    B : Contractée en spirale
    C : Schématisée

    L enjambement image 3

    L enjambement image 4

    Nous ignorons si c’est ainsi que la mutation est réellement apparue mais l’hypothèse paraît vraisemblable. Le masqué brun paru à la même époque en Grande Bretagne peut avoir eu la même origine (un enjambement entre les chromosomes d’un mâle dos pâle gris porteur de masqué et de brun peut donner des femelles masqué brun).

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  • Exigences générales du standard (Auteur : Marcel DUVIVIER)

    Taille :

    De la pointe du bec jusqu'à l’extrémité de la queue: 11,5 cm.

    Type :

    Impression de force - Taille courte et trapue - Tête ronde - Cou tassé - Poitrine relativement large et ronde.
    La tête , le cou, le dos et la queue doivent former une seule ligne avec un creux minime dans la nuque et à l'intersection de la queue à hauteur du croupion.
    La courbe formée par l'arrondie de la poitrine et la ligne du ventre doit être régulière à partir de la gorge jusque la région anale.
    La ligne dorsale ne peut pas être écrasée et la ligne ventrale ne peut être tombante.
    Toutes les les parties du corps doivent être bien en harmonie les unes aux autres.

    Tête :

    Bien ronde vue sur tous les angles - Vue de face relativement large - Doit être en harmonie parfaite avec le bec et le corps - Les yeux placés à peu près au centre de la tête, bien vivants et de couleurs foncées sauf si le standard de la variété spécifiée ne le donne autrement.

    Bec :

    Court, relativement lourd et conique - Bien implanté par rapport au reste de la tête - Les mandibules se recouvrant parfaitement et de même longueur. Des mandibules croisées ou trop longues sont à pénaliser.
    Le bec ne peut être ni écaillé ni tacheté.
    Chez le mâle, il est rouge corail tandis que chez la femelle, il est orange rouge sauf si le standard de la variété spécifiée ne le décrit autrement.

    Maintien :

    Sur le perchoir, à moitié assis sans que les plumes du ventre ne touchent le perchoir, les pattes étant légèrement fléchies.
    Le dessus du corps légèrement redressé, la queue à peu près dans le prolongement de la ligne du dos. Une queue tombante sera toujours pénalisée. Les ailes bien serrées au corps, se touchant à la racine de la queue sans se croiser ni se redresser. On exige un maintien clame dans une cage conforme, l'oiseau se trouvant le moins possible dans le fond de la cage et aussi non accroché aux barreaux.

    Pattes :

    De couleur orange rouge sauf si le standard de la variété spécifiée ne le décrit autrement.
    Les pattes, les doigts et les ongles doivent être bien formés, non abîmés ni tachetés et sans écailles.

    Condition :

    En parfaite santé, sans déformations ni autres infirmités.
    Le plumage bien lisse, non abîmé et complet. Des oiseaux malades, déformés ou estropiés n'ont pas leurs places aux expositions.

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  • Glossaire illustré des mutations chez le diamant mandarin

    J'ai réalisé ce glossaire pour illustrer en photos les mutations existantes chez le diamant mandarin.
    Il pourra vous aidez à identifier la ou les mutations de vos diamants mandarins.

    Précision importante : Pour identifier le génotype de votre diamant mandarin, il faudra prendre en compte qu'un diamant mandarin peut être porteur d'une mutation sans être mutant.
    Etre porteur (/) d'une mutation signifie que celle-ci est présente partiellement (génétiquement parlant). du point de vu visuel la mutation partiellement portée ne se verra pas ou seulement par quelques indices présent dans l'apparence de l'oiseau.
    Il faudra dans ce cas, avoir un oeil averti pour déterminer le génotype. Parfois des accouplements de vérification seront necessaires.
    Votre diamant mandarin peut aussi avoir plusieurs mutations, les combinaisons possibles sont nombreuses.

    Ce glossaire se base uniquement sur le phénotype (caractères visuels) et mutations simples (non combinées).

    Gris (GR)

    Le diamant mandarin gris n'est pas une mutation, il s'agit du type original (sauvage).

    Gris male 1 Gris femelle 1
     

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