Patée

  • 8 questions à Jan Van Looy, éleveur chevronné

    1. Jan, pourquoi les diamants mandarins ?

    Nous avons toujours eu des oiseaux à la maison.
    Mon père Lucien à alors commencé avec l'élevage de diamants mandarins d'exposition et j'ai démarré avec les Glosters. Avec ces canaris, j'ai toujours réussi à vendre les meilleurs ! Avec les diamants mandarins, j'ai eu une illumination.
    Jef De R. à été mon conseiller technqiue, quand il à s'agit des expositions cela à été Gust U.. Graduellement les résultats d'expositon sont allés croissant.
    Nous n'avons pas eu besoin de plus stimulant. J'ai donc connu un oiseau, un petit oiseau même, mais qui me passionné.

    L'argent n'est pas le moins du monde une motivation. Si tu fais pourtant pour l'argent, tu dois te défaire des bons oiseaux et la qualité de ta souche baisse.

    "J'ai donc connu un oiseau, un petit oiseau même, mais qui me passionné"

    2. Comment se passe une journée chez toi avec tes diamants mandarins ?

    Les diamants mandarins sont dispersés partout dans la maison. La pièce d'élevage se trouve dans la cave avec 100% d'éclairage au néon. Il y a de l'éclairage de 9h jusqu'à 22h30, hiver comme été. Lélevage commence à la mi-décembre jusqu'à fin juin, alors les nids sont enlevés.
    Si le matin au moment du départ à l'école, c'est encore l'obscurité, les soins intégraux commencent à partir de 16h. Il faut compter une heure par jour pour les soins. Chaque jour de l'eau fraîche acidifiée légérement, nécessaire pour élever de bons bruns ! (d'après moi) Les 50 oiseaux d'expo. se trouvent dans le garage, où ils sont aussi "dressés". Les jeunes vont dans 4 volières dans le jardin. Pendant la période d'exposition, les soins sont plus intensifs.

    3. Quelles sont les caractéristiques importantes à avoir pour devenir un éleveur au top ?

    Un éleveur au top se distingue d'autrui par "l'oeil du maître". Tout le monde peut élever des diamants mandarins, tout le monde peut atteindre un bon niveau d'élevage. Pourquoi alors tellement peu réussisent à atteindre le sommet ?
    Que voit un éleveur et que voit un éleveur au top dans le même oiseau ? Sur les forums d'internet, des amateurs désapprouvent des photos d'oiseaux d'autres amateurs. Et cela tu dois l'analyser. Et pourtant, si tu vois les oiseaux de ces amateurs, ils sont encore plus mauvais que l'oiseau qu'ils ont commenté. Ils vont bien exposer avec leurs oiseaux. Un éleveur de classe trouve plus de points positifs dans un diamant mandarin qu'un éleveur de classe moyenne, malgré que ce dernier puisse être un soigneur exellent. A lui, tu peux vendre tranquillement les meilleurs, après 2 à 3 ans il ne lui reste rien.

    "Tu dois avoir la visibilité : L'image globale, tu dois pouvoir voir l'image et les détails " Ceci, tu peux l'apprendre un peu mais cela doit être en toi au départ.
    Une autre caractéristique d'un éleveur de classe est qu'il sait calculer le risque d'entrer dans sa souche un diamant mandarin possédant une faute, un risque q'un autre ne tentera pas.

    Beaucoup de ces éleveurs au top sélectionne dès le sevrage des jeunes. Si ceux-ci ne sont pas encore beaux en couleurs et en dessins, les défauts de forme sont déjà présents et sont sans pardon. Ainsi pendant des années, j'ai pratiquement déjà vendu mes oiseaux exédentaires aux commerçants.
    Maintenant je bénéficie de cette selection sévère : Queues tombantes (J'en suis malade) arrivent encore à peine dans mon stam. En tant qu'éleveur expérimenté peut/pose/est préparé à échanger les meilleurs oiseaux. Un bon pour un bon ! Je pense à plusieurs très bon éleveurs avec lesquels j'ai pu échanger.

    4. Quels sont, dans l'ordre croissant d'importance, tes critères de sélection pour l'accouplement ?

    Lire la suite

  • Le sevrage des jeunes diamants mandarins

    Le sevrage des jeunes diamants mandarins 1

    Les jeunes diamants mandarins ont maintenant environ trois semaines ; cherchant à échapper au manque d’espace, à l’oppressante chaleur de la couvée ou voulant tout simplement découvrir le monde, ils vont commencer à sortir du nid.
    Cette sortie n’est pas définitive, car ils y retournent encore pendant 2 à 3 jours, mais de moins en moins souvent. Parfois, quand les jeunes commencent à grandir, l’un d’eux se met à voler hors du nid quelques jours avant la date de sortie prévue, vous pouvez le laisser hors du nid si les conditions le permettent, les parents continueront à s’en occuper. Si vous devez le remettre dans le nid, posez le doucement de préférence en soirée et gardez votre main devant le trou d’envol, jusqu'à ce que tous les jeunes aient retrouvés leur calme.
    Un matin lorsque tous les jeunes seront sortis, on ôtera le nid pour le nettoyer avant une nouvelle ponte ou en prévision de la saison de reproduction suivante. Le nid sera remis lorsque les jeunes seront sevrés et donc séparés de leurs parents.

    Il est fréquent que les parents entament une nouvelle pondaison avant la fin de sevrage des jeunes. Il n’y a pas de règles établies sur la question : Parfois les parents entament la couvaison tout en s’occupant des jeunes sortis du nid, parfois ils vont plumer les jeunes et cesseront de s’en occuper. A l’éleveur d’être attentif dans ses observations. A la maison, je préfère retirer les œufs pondus à même le sol pour les donner à un autre couple ou pour les redonner au couple après le sevrage lorsque le timing le permet.

    La période de sevrage correspond à la période ou le jeune oiseau va apprendre à se nourrir seul et ainsi acquérir son autonomie. C’est donc une période délicate où il va être important d’observer les oiseaux pour ne pas faire l’erreur de séparer trop tôt un jeune de ses parents. Généralement un jeune diamant mandarin va être sevré autour de 35 jours de vie. Encore une fois, l’observation est de rigueur ; et inutile de prendre des risques, c’est une question de quelques jours.

    Les jeunes oisillons ont été nourris par leurs parents qui ont régurgités les graines et/ou la pâtée qui est distribuée quotidiennement à cette période. Désormais ils leurs faut apprendre à décortiquer les graines et à les manger seuls. Plus vite les oisillons seront autonomes, plus vite ils seront sevrés.
    Les parents réduisent d’eux même la régurgitation de la pâtée.
    Mais si les jeunes en éprouvent le besoins ils iront en chercher seul c’est une nourriture facile d’accès qui leur servira de transition. Par ailleurs, certains éleveurs mettent à disposition des jeunes oiseaux des graines germées : Ces graines « molles » sont facile à décortiquer et à ingérer. Pour ma part, dès la sortie du nid, les oiseaux ont à disposition permanente du millet en grappe (rouge et jaune que j’alterne chaque jour).

    Pour les tous premiers jours vous pourrez faciliter l'accès des jeunes à la nourriture en utilisant des petits godets pas trop hauts, des couvercles à bocaux, petite assiette, ramequin placés dans le fond de la cage. Certains éleveurs (dont je fais partie) ne changent rien et gardent en place les mangeoires traditionnelles sans observer de problèmes particuliers.

    Pendant le laps de temps que dure le sevrage, les parents continueront à nourrir les jeunes mais de moins en moins souvent. Attention avant de séparer les jeunes des parents, de s’assurer qu’ils mangent bien seuls parce qu’un jeune enlevé prématurément risque d’être mal accueilli si vous le remettez avec ses parents, surtout si ils ont recommencés une ponte.
    Lorsque vous retirez vos jeunes, il peut être judicieux de les placer dans une volière avec d’autres jeunes déjà sevrés, ou un vieux mâle, une vielle femelle afin qu’ils terminent d’apprendre à se nourrir seuls. Enfin, certains jeunes sont plus tardifs que d’autres, alors prudence.
    A la maison faute de place pour la construction de volières,  j’utilise des grandes cages de 1m20 pour le sevrage des jeunes c’est tout aussi efficace a condition de mettre une quinzaine de jeunes par cages. Pour la nourriture, toujours du millet en grappe pendant une quinzaine de jours au moins, ainsi que de la « millade » (le millet qui tombe des grappes que je récupère auprès d’un producteur local). Pendant des années je donnais de la pâtée aux jeunes sevrés mais c’était une erreur car certains jeunes préfèrent cette nourriture facile à ingérer et l’arrêt de la pâtée posaient des soucis pour certains).

    Au cours de cette même période, le bec du jeune se colore et son plumage adulte se met en place. Le bec s’éclaircit en commençant de la base jusqu’à la pointe pour devenir rose, puis se colorera d’un rouge corail pour les mâles et rouge rosé pour les femelles.
    Le plumage caractéristique des mâles apparaît (flans, joues, gorge, plastron et barre de poitrine). Certains oiseaux très intensifs en couleur ont déjà les dessins dès la sortie du nid :

    Le sevrage des jeunes diamants mandarins 2

    Vers le troisième mois de leur vie les jeunes ont leur plumage définitif.

    Lire la suite